DROME - COLLEGES - HEURE INFO SYNDICALE DU 19 DEC

DROME - COLLEGES - HEURE INFO SYNDICALE DU 19 DEC

Actualité publiée le 20 décembre 2023

Un tour d'horizon donné par une quinzaine de collègues qui s'étaient connectés et qui témoignent tous d'une situation qui se dégrade fortement et qui va nous amener à déclencher une alerte sociale après en avoir discuté le 18 janvier prochain avec le nouveau SG de la DSDEN26, Mr Anthony JUIF

DROME - RETOUR SUR L’HEURE D’INFORMATION SYNDICALE DU 19-12-2023

EN présence de F MENEU Secrétaire Académique AetI-UNSA-Grenoble et des deux correspondants locaux Collège - Christophe CASSANY et Lycée – Vincent CHABAL – cette HIS était consacrée aux collèges de la Drôme.
Alors que vient d’être nommé le nouveau SG Anthony JUIF, qui succède à Caroline OZDEMIR, et qui nous recevra le 18 Janvier prochain, le but de cette HIS, à l’instar d’une récente en Savoie, était de faire le point sur l’état de la relation avec la CT après l’importante action qui a mené à un rejet massif de l’avenant 3 DS par les CA (Cf action conjointe AetI et SNPDEN)

SITUATION BUDGETAIRE DES COLLEGES et RELATIONS AVEC LA CT :

Une quinzaine de collègues se sont connectés de tout le territoire drômois. Tous les témoignages concordent pour souligner un état de tension qui peut être parfois très important avec la direction de l'éducation du département.

Pour les budgets la cause prédominante semble être le rejet par les élus drômois des propositions d’augmentation de la DGF par la Direction des collèges pour tenir compte des problématiques qui étaient remontées sur la viabilisation mais également l’augmentation des dépenses d’entretien et de maintenance (contrats obligatoires entre autres …) de nombreux établissements ayant été ou sont en cours de restructuration.
Les élus se sont contentés de maintenir la DGF à son niveau 2023 et de voter le principe d’une enveloppe de secours quand ce serait nécessaire.
Ces informations ont été remontés très tardivement aux établissements dont certains avaient tablé sur une augmentation qui semblait annoncée.

Via une politique d’écrêtement qui dure depuis plusieurs années (début 2017), la plupart des collèges sont tous quasiment au seuil plancher et ont eu recours régulièrement à des prélèvements en cours d’année 2023 ainsi qu’à des demandes de dotations complémentaires souvent sans réponse ou très réduites. Un collègue indique que pour terminer l’année 2023 il lui manquait 27.000 € à la viabilisation, que la demande de dotation complémentaire adressée par sécurité en LRAR, n’a donné lieu à aucun retour ni prise de contact !
Un autre collègue a évoqué une boucherie financière, des réserves au SG négatives, d’autres des budgets insincères incapables de couvrir les dépenses prévisionnelles  principalement au ALO
Des actions de protestation ont été menées dans un collège avec appel à la grève des enseignants, le dépôt d’une vingtaine de fiches SST, motion et vote de rejet du Budget en CA

DES FACTEURS DE RISQUES CUMULATIFS : RESTRUCTURATION EN COURS - PROBLEMES RH – ARRIVEE D’OP@LE

A ces stress budgétaires, s’ajoutent d’importants soucis de personnels liés à un référentiel non communiqué, censé calculer les moyens nécessaires en fonction des caractéristiques des bâtiments, entraînant l’impossibilité de pouvoir entretenir correctement avec le nombre d’agents alloué des locaux pourtant neufs qui se dégradent très rapidement.
Sans compter les soucis de recrutement et de remplacement face à des arrêts maladie en augmentation constante.

Des dysfonctionnements sont signalés dans les relations entre les services du Département en charge des travaux de restructuration et la Direction des Collèges – comment mettre en place un plan de sobriété énergétique et suivre les consommations alors que le Budget Viabilisation ne suit pas, quand il n’y a plus de Gestion Technique Contrôlée du bâtiment, pourtant prévue dans la restructuration ?

Cerise sur le gâteau, une nouvelle redevance déchets incitative aurait été mise en place, avec une hausse des coûts très importante, le ramassage des déchets devant être contractualisé par une autre entreprise et les déchets n’étant désormais plus collectés avec l’ancienne structure. Information donnée là encore très tardivement. Nous avons besoin de remontées précises sur ce point.

Or toutes ces problématiques graves de gestion au quotidien d’un EPLE se croisent actuellement avec le déploiement d’OP@LE vague 6 (janvier 2024) et 7 (septembre 2024) dans un contexte de difficultés de recrutement d’agents comptables, d’adjoints-gestionnaires et de secrétaires, voire aussi de problématiques Santé Sécurité Travail entrainant des arrêts de travail en constante progression, des temps partiel thérapeutique et l’émergence de maladies professionnelles.

Sans une équipe au complet le passage à OP@LE peut devenir la chronique d’un désastre humain annoncé. Très chronophage, il nécessite une refonte complète de l’organisation de travail à cause de la dématérialisation des procédures et d’une comptabilité par tiers avec à la clef des heures de saisies pour être à jour au moment de la bascule.
Quand les collègues sont englués au quotidien dans leurs soucis de gestion budgétaire, des équipes d’agents, de travaux de restructuration, l’arrivée d’OP@LE constitue un facteur supplémentaire de risque majeur d’effondrement des équipes d’intendance.

Une collègue dans un établissement de montagne isolé se retrouve depuis plusieurs mois sans secrétaire, avec un gros internat, une agence comptable en situation d’interim de plusieurs mois (qui vient seulement d’être solutionné).
Une autre sur le même secteur comptable n’a pu, malgré une fiche SST, et des demandes de renfort humain, et un état d’épuisement avéré, un report du passage à OP@LE.

Le R Conseil hyper sollicité n’a pas fini ses recrutements internes, et n’arrive pas à faire face à la demande d’accompagnement renforcé, l’EAFC s’efforçant de trouver des volontaires tuteurs déjà formés à OP@LE.

En conclusion,

L’alerte sociale a été lancée sur le plan national, est relayée au niveau académique, mais les réponses tardent et pour le moment la survie du système tient par l’engagement qui s’épuise de nombreux collègues déjà surchargés en établissements et en Agences Comptables.

La SG et ses SGA lors d’une audience récente nous ont entendu, ont partagé notre diagnostic et ont convenu de la gravité de la situation et se sont engagées à accélérer le processus d’accompagnement.

Ces question seront au cœur de l’audience que nous auront avec la DSDEN26 le 18 janvier prochain, le nouveau SG Mr Anthony JUIF ayant répondu immédiatement à nos sollicitations.

AetI est à vos côtés – N’hésitez pas à nous remonter toutes vos informations et questions directement sur notre mail aet-grenoble@aeti-unsa.org et/ou à nos correspondants locaux.


Malgré tout ce contexte, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.